La Médecine Nutritionnelle et Fonctionnelle

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La Médecine Nutritionnelle et Fonctionnelle

Le constat est clair. L’amélioration impressionnante de l’espérance de vie de la population vivant dans les contrées industrialisées a modifié en quelques décades le paysage des pathologies qui affectent les
individus. La médecine de la plus grande partie du 20 ème siècle se préoccupait essen tiellement de pathologies aigues comme les infections bactériennes.
Aujourd’hui les maladies dites dégénératives comme cardiovasculaires, les cancers, les maladies neuro-dégénératives, le syndrome métabolique et le diabète de type 2, les allergies et les maladies autoimmunes représentent la cause principale de morbidité et de mortalité.
Ces affections portent d’ailleurs souvent le nom de “maladies de civilisation”. Le paradigme qui a dominé la médecine pendant de nombreuses décades, un mal un remède, était pertinent pour les maladies infectieuses.
Il ne s’applique malheureusement pas aux pathologies dégénératives. Celles-ci sont,en effet, le résultat de l’intervention d’une multitude de facteurs, aussi bien exogènes qu’endogènes.
Une alimentation en complète inadéquation avec notre programmation génétique.
Il est toujours surprenant de se rendre compte que notre génome est quasi à l’identique de celui du chasseur-cueilleur de l’époque pléistocène.
Ce patrimoine génétique est parfaitement adapté à l’environnement et au mode de vie de notre ancêtre: une alimentation constituée pour deux tiers de produits d’origine végétale et pour un tiers de produits
animaux sauvages (poissons et gibiers)associée à une activité physique régulière et intense. Conclusion, notre patrimoine génétique est aujourd’hui complètement inadapté à notre mode de vie : aliments
hyper-raffinés, déficients en micronunutriments, hypercaloriques et inactivité physique généralisée. Cette inadéquation représente probablement le berceau de la plupart des maladies de “civilisation”.
En comprendre le comment est une étape prérequise avant de pouvoir envisager des approches permettant de prévenir ces maladies et d’améliorer ceux qui en sont atteints.
La médecine fonctionnelle et nutritionnelle, sans avoir la prétention d’être la panacée universelle, propose d’intégrer dans la prise en charge des patients des stratégies visant de restaurer l’adéquation maladies et d’améliorer ceux qui en sont atteints.
La médecine fonctionnelle et nutritionnelle, sans avoir la prétention d’être la panacée universelle, propose d’intégrer dans la prise en charge des patients desstratégies visant de restaurer l’adéquation entre l’individu et son environnement, plus particulièrement en assurant que les molécules indispensables à son métabolisme lui soient fournies en qualités et quantités optimalisées par rapport à ses besoins.
L’homme, un hétérotrophe obligé Appartenant au règne animal, l’homme se positionne dans la biosphère en tant qu’hétérotrophe. Cette qualité nous contraint, pour survivre, à nous alimenter
en ingérant les molécules organiques produites par d’autres organismes vivants. Notre alimentation comporte trois grandes catégories de molécules ou nutriments.
La première inclut les polymères organiques que sont les protéines,les hydrates de carbone, les lipides et les acides nucléiques. Ce groupe, souvent qualifié de macronutriments, apporte les substrats indispensables à notre métabolisme énergétique et à notre métabolisme anabolique.
Les monomères issus de la digestion des polymères ingérés seront utilisés soit pour la combustion, qui extrait leur énergie chimique potentielle et la convertit en ATP (adénosine triphosphate), soit pour la synthèse de nos propres polymères.
Le deuxième groupe de nutriments représente une ensemble de petites molécules organiques que nos cellules ne sont pas capables de produire à partir de précurseurs et qui, pourtant,sont indispensables.
Ce sont les vitamines.Ces molécules sont souvent des acteurs essentiels participant comme co-facteurs ou modulateurs de voies métaboliques de notre organisme. La troisième catégorie concerne les molécules inorganiques (les oligoéléments) dont la quantité chimique nécessaire est généralement faible mais néanmoins indispensable.
Les deuxième et troisième catégories de molécules représentent les micronutriments.Pour que notre organisme puisse assurerles différentes fonctions indispensables à notre santé, il faut que l’alimentation apporte dans les quantités et les proportions optimales l’ensemble des molécules de ces trois catégories.
En plus de ces substances, l’alimentation peut également fournir des molécules qui ne sont pas indispensables à notre métabolisme général mais qui apporte certains bénéfices grâce à leurs activités. L’alimentation optimale peut être définie comme une alimentation qui, après digestion et absorption approprié, procure aux cellules la quantité et la diversité des molécules nécessaires à leur fonctionnement optimal.La médecine nutritionnelle et fonctionnelle: retour aux essentiels .
La médecine nutritionnelle et fonctionnelle a pour objectif premier l’optimisation des fonctions de nos cellules, tissus et organes avec comme finalité la santé du patient.
Cette approche se base sur la correction des excès et surtout déficiences de notre organisme en toute une série de molécules indispensables à son fonctionnement. Loin d’être empirique, elle utilise les connaissances de la physiologie et de la biochimie humaines élémentaires et de nombreuses études cliniques récentes démontrent que de nombreux de ses concepts ont passé avec succès les critères de “l’évidence based medicine”.
Elle devrait être considéré comme une approche de base,indispensable à la gestion de la santé des patients aussi bien pour les approches préventives que curatives. La médecine
nutritionnelle, loin d’être exclusive, est complémentaire de toutes autres approches médicales dont elle améliore souvent l’efficacité ou réduit les effets secondaires. Cela ne fait aucun doute que cette
approche, encore boudée voire dénigrée par certains septiques et dogmatiques,gagne rapidement l’intérêt d’un nombre grandissant de professionnels de la santé.
Les demandes pressantes des patients par rapport à l’utilisation de suppléments nutritionnels dont ils ont lu ou entendu les mérites accélèrent le besoin du monde professionnel de la santé à (ré)acquérir les
notions de bases dans ce domaine.
La mise en évidence, par l’approche nutritionnelle et fonctionnelle, de troubles fonctionnels du tractus gastro-intestinal comme la maldigestion, la malabsorption, les trou -bles de la fonction de barrière de l’intestin,la dysbiose intestinale, les troubles de la détoxication, permettent la mise en place de corrections nutritionnelles qui restaurent efficacement un état de santé optimal au patient. La médecine nutritionnelle et fonctionnelle offre aussi des solutions performantes pour la prise en charge de l’excès de masse graisseuse, qu’il s’agisse d’obésité ou de sarcopénie, pour le contrôle de la résistance à l’insuline et du diabète de type II, pour l’inflammation pathologique.
La médecine nutritionnelle et fonctionnelle se préoccupe de l’activité de la mitochondrie, notre centrale productrice d’énergie par excellente et de l’équilibre physiologique entre les divers acides gras essentiels impliqués dans une multitude de processus biologiques déterminants sans oublier les réactions méthylation si intimement dépendante de notre environnement nutritionnel.
La mise en évidence des déficits et excès des nutriments nécessaire à nos cellules est un pré-requis indispensable pour une prise en charge responsable. L’excès d’un nutriment réputé indispensable pour la
santé peut être délétère. Ayant compris la nécessité d’évaluer avec précision et rigueur le statut nutritionnel d’un patient avant toutes corrections, certains laboratoires ont développés des analyses
nutritionnelles sophistiquées permettant d’évaluer le profil en acides gras, l’état des défenses anti-oxydantes, les réactions de méthylation, le statut des neuromédiateurs monoaminergiques, l’état
fonctionnel de la muqueuse intestinale, l’intolérance immunitaire à certainsaliments, la présence d’une dysbiose intestinale.
Ces tests représentent la base d’une médecine prédictive conduisant à une prise en charge globale préventive personnalisée avec comme objectif unifique la santé optimale du patient jusqu’à sa mort.

Dr Vincent Castronovo M.D.P.H.D

[CP_EASY_FORM_WILL_APPEAR_HERE][CP_EASY_FORM_WILL_APPEAR_HERE][CP_EASY_FORM_WILL_APPEAR_HERE] “Reference Ostéopathie= Nº 2. 2010
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